L’IA un mal pour la publication sur mon site ?

Rédaction humaine Rédaction humaine

Cela fait des années et des années que j’ai ce site. Souvent par flemme ou manque de temps, j’ai négligé son contenu. Là, il vient d’être recréé dans une optique d’assistance par IA. En fait un processus plus complexe (voir l’article Hermes — Mon Assistant Personnel) où l’IA peut avoir une part nulle ou presque totale (je relis systématiquement toutes ses créations). À la base, il y a toujours un sujet, des idées, des réflexions de ma part. Ensuite soit le sujet mérite une réflexion et alors Hermes et son IA associée n’interviendront que dans la recherche de sources, d’illustrations, de mise en page ou de corrections. Pour des choses très techniques comme des modes d’emploi, des bidouilles, je délègue.

J’ai 68 ans, la technologie actuelle était à peine de la SF dans ma jeunesse. À la fin des années 80, je me débattais avec les balbutiements IA (notamment le langage PROLOG), là sur un serveur que j’ai mis en place je m’exprime en langage naturel et des informations sont recherchées, des documents créés et organisés (quand vous avez stocké des milliers de notes au fil du temps, avoir tout cela organisé dans Obsidian, accessible sur une demande simple, c’est un bonheur pour moi). Des informations stockées et non utilisées sont juste du stockage, organisées, utilisées, cela devient du savoir, non ?

Je prends des précautions pour mes lecteurs (s’il y en a). Chaque publication sera badgées selon son mode de rédaction, en vert pour un travail total (ou juste une assistance très marginale (sources…), en bleu si Hermes a fait le boulot et enfin en jaune si c’est mixte.

Je commence à être bien vieux mais je suis toujours passionné par le progrès qui m’a tellement aidé. Ainsi, très fortement dysgraphique, l’utilisation de la machine à écrire a été enfin pour moi un moyen d’être lisible. Quand je pense qu’à l’école primaire dans les années 60, le stylo bic était interdit, seule la plume autorisée, le stylo allait « tuer l’écriture ».


Petite note sur le langage PROLOG

PROLOG (Programmation en Logique) est un langage créé au début des années 1970 par Alain Colmerauer à Marseille et Robert Kowalski à Édimbourg. Il est basé sur la logique des prédicats du premier ordre : un programme PROLOG est un ensemble de faits et de règles, et l’exécution consiste à poser des questions (requêtes) au système, qui utilise un mécanisme de déduction automatique pour y répondre.

Dans les années 1980, PROLOG est devenu le langage emblématique de l’IA symbolique. Le grand projet japonais « Cinquième Génération » (FGCS, 1982–1992) l’a choisi comme langage de base pour construire des ordinateurs spécialisés en IA — avec des ambitions qui évoquent aujourd’hui les investissements massifs dans les LLM. Si le projet n’a pas tenu ses promesses (la puissance brute des réseaux de neurones et des approches probabilistes a pris le relais), il a marqué une époque où l’on croyait pouvoir modéliser la pensée humaine sous forme de règles logiques.

De mon côté, à la fin des années 80, je découvrais PROLOG sur des machines autrement moins puissantes qu’un smartphone actuel. L’idée qu’on puisse « dialoguer » avec un programme en exprimant des faits et des règles — et que la machine réponde en déduisant des conclusions — était fascinante. C’était une forme d’IA balbutiante, certes, mais la graine était plantée. Aujourd’hui, avec Hermes, je dialogue en langage naturel avec un système qui non seulement raisonne, mais cherche des sources, génère des images, publie sur le web. Les moyens ont changé, mais l’émerveillement reste le même.

Sources :

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