Passage de mon NAS en « vrai » serveur

L'intérieur du serveur

IL y a quelques mois j’ai abandonné mon NAS propriétaire Synology 4 baies propriétaire contre un Truenas installé sur une station de travail HP achetée pour 50€ sur leboncoin. Un Xeon W3520 8 coeurs à 2.7Ghz avec 16Go de ram ecc et 6 disques (5 en raid et le dernier pour le système, les logs…) par rapport au processeur anémique du Synology, même si c’est du matériel ancien, ça vous change la vie :). Freenas/Truenas est excellent et mon serveur de fichiers fonctionnait parfaitement. Il est possible d’ajouter des applications plus « serveur », j’ai donc rapidement mis en place un serveur transmission, un PLEX (multimédias), un MQTT… Une partie des données synchro avec onedrive, une autre Google Drive. Bref plus un serveur qu’un NAS. Ayant en projet pas mal d’autres softs à lui coller dessus : Node-Red, neo4j,… et voulant en plus m’en servir pour acquérir des connaissances sur des domaines que je connais peu ou pas comme Docker la solution n’était pas idéale d’autant plus que Truenas utilise comme base freebsd qui est excellent mais auquel je ne m’intéresse pas vraiment. Donc j’ai pris la décision de basculer sur un linux plus « pur ».

mon petit serveur.

J’ai hésité un bon moment sur le choix de la distribution, j’ai des connaissances dans les principales « branches » mais au final c’est la branche Debian que je maitrise le mieux. La redhat/centos (j’aurai mis un rocky linux) est sans doute mieux adaptée à un serveur très sécurisé mais je la pratique nettement moins. Mon choix s’est porté sur une Ubuntu server, je connais bien la version desktop et du debian pur, c’est bien mais c’est chiant :).

Je vais avoir un disque de 250Go pour le système, c’est plus que largement suffisant mais j’en avais un sous la main (je garde en réserve celui où était installé truenas, au cas où… les données sont sauvegardées sur onedrive et un disque USB, je suis prudent et je sais que je ne récupérerai pas le volume existant (en ZFS), c’est peut être possible mais je préfère partir à zéro. L’installation de base se fait comme toujours les doigts dans le nez. A la sélection de base j’ajoute les options openssh, raid et docker, ce sera ça de fait.

Je ne vais pas faire un tuto, il y en a plein sur le net. N’étant pas un fanatique de la ligne de commande j’installe de suite webmin qui permet de « presque » tout faire à partir d’un navigateur web. Bien sur pour certaines choses (installer webmin par exemple 🙂 ), une connexion ssh est indispensable.

Comme vous pourrez le constater sur la capture d’écran ci-dessous, 15 heures après le dernier reboot (il y en a eu pas plus de trois, essentiellement après une mise à jour complète de l’OS et la mise en place du volume RAID (5)) le système est loin d’être surchargé. La synchro onedrive est terminée, un container avec portainer tourne, les partages samba sont opérationnels… 12% de CPU, 61% de RAM (j’ai eu un soucis sur ma seconde paire de barrettes et suis donc tombé de 16 à 8Go :(, je regarderai ça quand j’aurai le temps mais pour l’instant pas de surcharge). Mes disques raids sont de l’occase (5 fois 1To), sur les 3.63 To dispos, 22% (831Go) sont occupés, j’ai de la marge sachant que je ne stocke quasiment pas de vidéos. 800go de « vraies » données c’est pas mal mais je sais TOUT sur vous :).

Je viens de bénéficier du black friday pour m’offrir une petite formation docker, je vais m’y mettre. Je vous tiendrai au courant des nouveautés. Une des prochaines étapes sera la remise en place de l’accessibilité depuis le web avec les problèmes liés à une adresse ip variable. Un de mes buts est de ne plus avoir besoin de mon vps chez ionos (des sous en moins à verser 🙂 ). Par contre l’hébergement de mes sites persos, de ma messagerie restera chez o2switch pour des raisons de fiabilité et de continuité (hier quatre heures de coupure EDF).

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